Tout en conservant une richesse incroyable de biodiversité, la région amazonienne abrite les plus grands stocks de carbone de la planète. Cela rend indéniable le rôle prépondérant de l’Amazonie sur l’équilibre climatique mondial. 60% de la forêt amazonienne se trouvant au Brésil, il devient impératif que nous [les Brésiliens] soyons les protagonistes dans la conservation de cette région.
 
Cependant, la déforestation a de nouveau augmenté depuis 2014 et la politique environnementale du Brésil s’avère être chancelante, provoquant l’inquiétude de la communauté scientifique mondiale. Le nouveau gouvernement a fait savoir que le réchauffement climatique était pour lui une question secondaire et a remis en question les engagements énoncés par l’Accord de Paris. Son retrait, en 2019, de l’organisation de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, la COP-25, en est la preuve accablante.En dépit de ce scénario d’incertitude, le gouvernement brésilien s’est engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 37% à l’horizon de 2025 et de 43% pour 2030. Il s’agit d’une mesure conforme à l’Accord de Paris.
 
Dans ce  contexte, les incendies de forêt posent un défi majeur au gouvernement brésilien. Récemment, lors du très fort événement El Niño enregistré entre 2015-2016, le nombre d’incendies de forêt a été d’environ 115 000. Au cours de cette période, et plus particulièrement durant la saison sèche, toute la zone métropolitaine de Manaus était couverte de brume, compromettant gravement la santé des populations. La présence de particules était si forte que, par manque de visibilité, le trafic aérien a dû être interrompu durant des jours.
 
L’impact de ces incendies sur la pollution atmosphérique demeure donc un problème critique, en particulier dans les zones urbaines. L’objectif principal du présent projet de recherche est, de ce fait, d’étudier l’impact du changement climatique sur la combustion de la biomasse dans la région amazonienne et ses implications sur la qualité de l’air de la zone métropolitaine de Manaus. Les résultats obtenus seront utiles pour alerter le gouvernement sur les effets du changement climatique et serviront d’éléments de base aux pouvoirs publics pour prévenir, combattre et réduire les émissions de polluants issues de la plus grande source de carbone du Brésil.
« Cette recherche montrera une radiographie de l’impact des incendies d’Amazonie sur la qualité de l’air de Manaus et les risques potentiels sur sa population si les incendies anthropiques et les épisodes de sécheresse intense liés au changement climatique continuaient d’augmenter. »
– Igor O. Ribeiro, PhD (PostDoc et chercheur principal primé par le GIEC)

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